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Les comptes élyséens
en question
Selon le député (PS) René DOSIÈRE,
le budget officiel de la présidence de la République reflète très
mal la réalité.
Le budget élyséen est un iceberg
: sa partie visible est bien moins importante que sa partie immergée.
C’est ce que martèle le député socialiste René DOSIÈRE, adepte du
"parlementarisme d’investigation" et qui ausculte avec minutie les
comptes présidentiels depuis quatre ans. Une activité qui lui a
notamment permis par le passé de pointer du doigt l’explosion de
la manne présidentielle officielle depuis 1995 - date de l’élection
de Jacques CHIRAC -, passée en dix ans de 5,21 millions d’euros
à 26,14 millions d’euros, soit une hausse de 502%.
Cette année, le député est parvenu
à établir que le budget officiel de l’Élysée en 2003 - 30,487 millions
d’euros - ne représentait qu’un peu plus d’un tiers du budget total
estimé à 82,610 millions. Les 52 millions d’euros restants proviendraient
de nombreuses contributions ministérielles. Par exemple, la Défense,
les Affaires étrangères et la Culture auraient supporté respectivement
les frais de déplacement en avion du Président, le coût de ses voyages
officiels et l’essentiel des travaux d’investissement. En 2006,
le PLF récemment présenté prévoit 32,7 millions d’euros pour l’Élysée.
Le député regrette qu’au moment où la LOLF et ses objectifs de clarté
et de transparence entrent en vigueur, la présidence de la République
demeure dans "l’opacité financière". L’Élysée, avec l’Assemblée
nationale et le Sénat, est d’ailleurs l’un des rares "programmes"
budgétaires à ne pas avoir de "responsable" désigné comme le prévoit
la LOLF.
Source : PROFESSION
POLITIQUE le quotidien 100 % politique.
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