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" Philippe de
Villiers, c'est Duplicator "
" Il marche depuis peu comme
Le Pen, parle comme Le Pen, nage dans le tricolore, avec quelques
difficultés à ne pas parler pointu comme on le fait dans les thés
de bonne compagnie. " avait ajouté le Président du Front National.
De Villiers, c'est le " rabatteur de l'anti-France menée par
Chirac, l'UMP et l'UDF. "
Depuis le début de la campagne
pour le référendum de la Constitution européenne, Villiers accumule
les positions politiques lepénistes et copie sans aucun scrupule
les prises de position, les slogans et surtout le programme du FN.
A tel point que le surnom de Duplicator vient tout naturellement
à l'esprit.
Il y a encore quelques jours, il menait une manifestation à propos
des violences des banlieues en exhibant le slogan " La France
aime-la ou quitte-la ! ", slogan que les frontistes connaissent
bien puisque depuis 20 ans, il est, avec quelques autres, le slogan
principal de notre mouvement : " Aimez-la ou quittez-la !
". Villiers a voulu se l'approprier en l'adaptant à la mode du jour
- moins respectueuse - le tutoiement.
Mais il ne s'arrête pas là. Non content de voler nos slogans, il
fait ronfler son photocopieur en reprenant - souvent mot à mot -
des pans entiers de notre programme.
Quelques exemples :
- Il propose " la mise en place
d'une grande politique qui traite le problème de l'immigration en
amont et en aval. " Ce que Le Pen réclame
depuis près de 40 ans. Le droit pour le peuple français
d'exprimer par un référendum ses vœux et ses refus en matière d'immigration.
Quel fondement plus solide que le soutien d'une majorité démocratique
pourrait légitimer la " Grande politique " dont Villiers
découvre l'urgence ?
- Autre proposition de ce dernier
: " Tarir la source des migrations par un plan de sauvetage et
de co-développement avec l'Afrique ". Ce que Le Pen réclame
aussi depuis près de 40 ans. Le coût des étrangers vivant légalement
ou pas sur notre territoire doit plutôt aider au développement sur
place à condition bien sûr que, comme le Japon, le pays financeur
garde le contrôle de l'usage des fonds abondés.
- L'imitation tourne au plagiat
quand Villiers affirme sa volonté de " stopper l'immigration
en coupant les pompes aspirantes " (frontières passoires, nationalité
automatique, privilèges exorbitants des migrants illégaux, regroupement
familial, conception aberrante du droit d'asile). Les mots 'pompes
aspirantes' furent lancés il y a 30 ans pour dénoncer le regroupement
familial décidé par Giscard-Chirac, les frontières passoires, le
droit du sol (qui, disait Le Pen, " revient à appeler cheval
une vache née dans une écurie ").
- Villiers va même jusqu'à reprendre
le slogan " Deux millions d'immigrés, c'est deux millions de
chômeurs ! " (qui, en son temps, valut au FN des poursuites)
en reprochant à Sarkozy d' " ajouter une immigration du travail
à l'immigration familiale dans un pays qui a déjà 2,5 millions de
chômeurs. "
C'est bien entendu en pleine connaissance
de cause que Villiers reprend les mots d'ordre et autres critiques
du Front National mais sans y ajouter la moindre proposition. A
une exception, le parrainage de chaque pays africain par un département
français sur le même modèle que le système de coopération Vendée
- Bénin tel que pratiqué par le Conseil Général vendéen dont il
est le président.
Mais contre le regroupement familial, l'abolition des frontières,
le droit du sol, l'abus du droit d'asile, Villiers ne prescrit aucun
remède.
A l'examen, il est évident que
le discours de Villiers sur l'immigration relève de la posture.
Il ne vise qu'à capter au premier tour les voix des français qui,
confrontés quotidiennement au cauchemar des émeutes de banlieues,
sont de plus en plus nombreux à se dire prêts à voter Le Pen. Ne
serait-ce qu'en guise d'avertissement !
Texte inspiré d'un
article de Serge de Beketch, paru dans Le Libre Journal n°361
du 27 octobre 2005
Voir aussi sur le même sujet
le communiqué
du 8 novembre 2005 de Marine Le Pen
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