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Connaissez-vous vraiment
Guy Môquet ?
Vos enfants, eux, bientôt !

Selon le souhait de Nicolas Sarkozy, le 22 octobre prochain sera marqué par la lecture de la dernière lettre de Guy Môquet adressée à ses parents avant son exécution dans toutes les écoles de France pour faire ressortir son « esprit de résistance et son patriotisme » (sic).
(Voir la lettre en bas de page, ndlr)

Ceci est une manipulation historique énorme, une arnaque, une fumisterie et un mensonge de plus sur la seconde guerre mondiale qui fait retourner dans leurs tombes les vrais résistants morts pour la France.

Qui était Guy Môquet ?
Pourquoi a-t-il été fusillé ?

Guy Môquet était lycéen au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes.
L'URSS ayant signé un pacte de non-agression avec l’Allemagne, les communistes français s'opposèrerent à la guerre, considérée comme une guerre « impérialiste contre les intérêts de la classe ouvrière ».
De nombreux militants communistes, dont le père de Guy, Prosper Môquet, furent donc arrêtés par le gouvernement français sous l'accusation de sabotage, démoralisation de l'armée, trahison, incitation à la désertion, bref, pour avoir affaibli les arrières.

Après la défaite française de juin 1940, l'occupant a laissé en détention les communistes incarcérés par la IIIème République, donc avant sa juridiction.

En ce qui concerne Guy Môquet, l'arrestation de son père en octobre 1939 fut un événement marquant qui renforça son ardeur militante.
Réfugié avec sa mère et son frère dans la Manche, il revint alors seul à Paris, où il milita clandestinement au sein des Jeunesses communistes.
Il écrivit une lettre au président de l'assemblée Édouard Herriot pour demander la libération de son père et de ses camarades.

Avec l'occupation de Paris par les Allemands et l'instauration du gouvernement de Vichy, Guy Môquet déploya une grande ardeur militante pour coller des « papillons » et distribua des tracts qui reflétaient la ligne politique de son parti en été 1940, notamment un tract prônant l'abandon du combat :
« Des magnats d'industrie (Schneider, de Wendel, Michelin, Mercier [...]), tous, qu'ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre, par haine de la classe ouvrière, ont trahi notre pays et l'ont contraint à subir l'occupation étrangère. [...] De l'ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l'employé du quartier de l'Étoile, en passant par le fonctionnaire des Batignolles [...] les jeunes, les vieux, les veuves sont tous d'accord pour lutter contre la misère ».

Est-ce cela la Résistance?
NON bien évidemment !

Guy Môquet fut arrêté à seize ans le 15 octobre 1940 au métro Gare de l'Est par trois policiers français dans le cadre du décret-loi Daladier du 26 septembre 1939 interdisant la propagande communiste.
Emprisonné à Fresnes, puis à Clairvaux, il fut ensuite transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique), où étaient détenus d'autres militants communistes généralement arrêtés entre septembre 1939 et octobre 1940 (sous juridiction française).

Le 20 octobre 1941, Karl Hotz, commandant des troupes d'occupation de la Loire-Inférieure, est assassiné à Nantes par trois jeunes communistes juifs.
Le ministre de l'Intérieur du gouvernement Pétain, Pierre Pucheu, sélectionne des otages communistes « pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français innocents » : dix-huit emprisonnés à Nantes, vingt-sept à Châteaubriant et cinq Nantais emprisonnés à Paris.
Pour les allemands, l'exécution d'otages communistes est préférable pour convaincre les Français que seuls les juifs et les communistes sont leurs ennemis.

La sélection d'un otage si jeune est également délibérée, pour montrer qu'ils seront impitoyables avec tous les distributeurs de tracts, quel que soit leur âge.

Mais l'exécution d'un otage si jeune a surtout pour effet de choquer la population française.


Source Wikipedia : voir aussi le texte original de l'article wikipedia.

Deux jours plus tard, le 22 octobre 1941, neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant.
En trois groupes, les vingt-sept otages sont fusillés à 16 heures.
Avant d'être fusillé, Guy Môquet avait écrit une lettre à ses parents dont aujourd’hui on nous explique qu’il s’agit du dernier chef d’œuvre épistolaire d’un grand résistant.

Guy Môquet est-il mort en Résistant ?
NON bien évidemment !

Et on ne pourra pas nous rétorquer que, dans la mesure où le pacte germano-sovietique avait été rompu le 22 juin 1941 avec l'opération Barbarossa et blablablabla etc..., il a été fusillé en octobre 1941 en tant que résistant.

Certes, depuis plus de 60 ans on nous ressert ce mythe. Mais il n’est cru que dans les officines marxistes et pseudo-intellectuelles.
Tout comme le mythe du PCF, parti des « 76.000 fusillés ».
Sauf que cette année, notre nouveau président « gaulliste », déjà ignare en économie et en gestion conjugale, fait montre d’une incompétence sidérale sur la seconde guerre mondiale, souhaitant « honorer Guy Môquet, le résistant de 17 ans mort pour la France » (sic).

En choisissant Guy Môquet, Nicolas Sarkozy, outre qu’il confirme son ignorance en Histoire, y trouve son compte politiquement en faisant un pied de nez aux communistes par une récupération aussi honteuse que scandaleuse et en empêchant quiconque à gauche de riposter dès lors qu’il s’agit, selon leurs termes « d’un des nôtres ».

Peut-on cautionner pareil mensonge ?
NON bien évidemment !

Mais, pour enfoncer le clou, notre président propose de lire la lettre de Guy Môquet à tous les écoliers de France déjà asphyxiés par la suffocante « mémoire de la Shoah ».

Peut-on accepter pareille fumisterie ?
NON bien évidemment !

Que tous les parents, jeunes, fils et filles, petits fils et petites filles, tous ceux qui ont et même ceux qui n'ont pas dans leur famille un résistant, boycottent cette journée du 22 octobre 2007 qui n'est rien d'autre que la énième journée de la manipulation des esprits, du énième mensonge historique de la seconde guerre mondiale, de la énième journée à la con de repentance et de lutte contre la « bête immonde » !

RESISTONS !!!


La lettre de Guy Môquet à ses parents

Ma petite maman chérie,
mon tout petit frère adoré,
mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c'est d'être courageuse. Je le suis et je veux l'être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j'aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur, c'est que ma mort serve à quelque chose. Je n'ai pas eu le temps d'embrasser Jean. J'ai embrassé mes deux frères Roger et Rino. Quant au véritable, je ne peux le faire hélas ! J'espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge, qui je l'escompte sera fier de les porter un jour. A toi petit papa, si je t'ai fait ainsi qu'à ma petite maman, bien des peines, je te salue une dernière fois. Sache que j'ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m'as tracée.

Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j'aime beaucoup. Qu'il étudie bien pour être plus tard un homme.

17 ans et demi, ma vie a été courte, je n'ai aucun regret, si ce n'est de vous quitter tous. Je vais mourir avec Tintin, Michel. Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes, c'est d'être courageuse et de surmonter ta peine. Je ne peux en mettre davantage.

Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa, en vous embrassant de tout mon cœur d'enfant. Courage !

Votre Guy qui vous aime.

Guy


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