Traité
européen :
Le terrible aveu de Sarkozy
On sait maintenant pourquoi Sarkozy
ne veut pas de référendum
Le 13 novembre à Bruxelles,
devant un groupe de parlementaires
européens
réunis à huis clos, le chef de l'Etat avouait que
« des référendums sur le nouveau traité européen
étaient dangereux et perdants en France, en Angleterre
et dans d'autres pays » car « il y a un gouffre entre
les peuples et les gouvernements » et, évoquant
le référendum du 29 mai 2005, il précisait : «
La France n'était qu'en avance sur les autres pays dans son
vote pour le Non. La même chose arriverait dans tous les Etats
membres si un référendum y était organisé.
Un référendum aujourd'hui mettrait l'Europe en danger.
Il n'y aura pas de traité si un référendum a
lieu en France, et il en va de même pour un référendum
au Royaume-Uni ».
Ces propos accablants
ont été révélés par le Britannique
Bruno Waterfield, correspondant à Bruxelles du Daily Telegraph.
Ils constituent un terrible aveu. Et un déni de démocratie.
(Article paru dans
Rivarol n° 2834 du 23 novembre 2007 ; la mise en caractères
gras est de notre fait, ndlr)
Sarkozy n'a aucune
confiance dans le peuple français et craint de ne pas pouvoir
le manipuler aussi facilement que durant la campagne présidentielle.
Après tout, il est tout à fait conscient que, si référendum
il y a sur le Traité, le Oui part avec un gros handicap.
Les électeurs ont bien compris qu'on se moquait d'eux en voulant
faire ratifier par le Parlement ce Traité qui n'est en fait qu'un
déguisement pour la défunte Constitution européenne
du référendum de 2005.
Et comme ils avaient déjà dit Non en mai 2005, ils peuvent
refaire pareil !
71% des Français
souhaitent que le traité simplifié remplaçant la constitution européenne
soit ratifié par référendum. Seuls 28% des personnes interrogées
ne jugent pas le recours au référendum utile.
A ce sujet, voir également notre page " Sondage
sur le Traité simplifié "