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Le
Rapport Attali sur la libération de la croissance
Ainsi, le recours
à l'immigration serait justifié par la nécessité de "faire face à
un marché du travail en tension" et par le fait que "l'immigration,
facteur de développement de la population, est en tant que telle une
source de création de richesse, donc de croissance". Toutes les propositions de la Commission pour la libération de la croissance française (CLCF), présidée par J.Attali, vont toutes dans le sens de plus de libéralisme et les premières propositions ont déjà déclenché la polémique. Les membres de la
commission suggérent notamment de supprimer de la Constitution le
"principe de précaution", considéré comme un frein à la
croissance et à l'innovation : Il entend alerter
le Président sur "les conséquences désastreuses" du principe de précaution
appliqué à l'environnement, tel qu'il figure actuellement dans la Constitution
et il demande son abrogation. L'article 5 de la Charte de l'environnement,
(intégrée à la Constitution en 2005 à l'initiative de Jacques Chirac),
permet, en théorie, à tout citoyen d'invoquer l'exception d'inconstitutionnalité
pour faire obstacle à toute innovation qui, en matière environnementale,
ne respecterait pas le principe de précaution. "Il faudrait envisager
d'abroger cet article 5, ou à tout le moins d'en préciser la portée
par un amendement du texte constitutionnel", écrit Jacques Attali
à Nicolas Sarkozy. D'autres mesures potentiellement explosives ont également été étudiées par la commission mais sont absentes du rapport d'étape : la suppression de la "trêve hivernale" pour les expulsions, l'ouverture des commerces le dimanche ou la limitation des monopoles de certaines professions réglementées (pharmaciens, notaires). Le rapport remis
à Nicolas Sarkozy rassemble des "conclusions définitives même si
nous nous réservons le droit d'aller ensuite plus loin" a ajouté
Jacques Attali lors de la conférence de presse. En matière de logement,
la commission recommande la création de 500.000 nouveaux logements par
an et d'une "Bourse internet des offres et des demandes dans le logement
social", ainsi qu'une série d'aménagements du contrat de bail pour
le rendre moins contraignant pour le locataire. Le président Sarkozy a émis le "souhait d'assister à la dernière réunion" de la commission, a aussi indiqué M. Attali, ajoutant que le rapport d'étape déjà remis "ne représente pas le quinzième des propositions que nous allons faire" dans le rapport final.
Question : Serait-il
possible que Sarkozy nous prenne pour des ... imbéciles ? (mis en ligne le 14 janvier 2008) |
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