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Le
Rapport MACHELON
Ou comment imposer l'Islam aux Français,
méthodes et moyens
Monsieur
Jean-Pierre MACHELON, professeur à l’université René-Descartes –
Paris 5, doyen de la faculté de droit, directeur d’études à l’École
pratique des hautes études
Le
20 octobre 2005, par lettre de mission (lettre au début
du Rapport, voir
l'intégralité du rapport Machelon), Nicolas
Sarkozy demande au professeur Machelon l'établissement d'un
rapport sur les relations entre les communes et les cultes d'une
part et surtout sur l'articulation entre les associations cultuelles
(régies par la loi de 1905) et les associations culturelles
(régies par la loi de 1901) avec, en arrière-pensée,
on s'en apercevra à la lecture du rapport, la recherche d'une
méthode pour l'Etat de financer légalement la construction
des mosquées, contrevenant ainsi à la loi de 1905
sur la séparation des Eglises et de l'Etat.
Rappelons, pour ceux qui croient encore que cette loi ne concerne
pas l'Islam, qu'en 1905, la France compte une très importante
communauté musulmane dans un de ses départements,
l'Algérie !
Voici des
extraits du rapport MACHELON, commandé par Nicolas SARKOZY, qui
nous renseigne sur les intentions de ce dernier quant à l'Islam
en France.
A vous de juger !
(p.10)
" L’islam est globalement devenu la deuxième religion de France,
non sans présenter une grande diversité d’expressions.
On estime actuellement à environ 4 millions le nombre de personnes
de tradition musulmane, soit 6 % de la population (mais
14 % des 18-24 ans), liées pour beaucoup au Maghreb, mais aussi
à l’Afrique noire ou à la Turquie.... "
[ ]
(p.13) "
La loi du 9 décembre 1905 apparaît en effet d’abord comme un
texte favorable à la liberté religieuse. "
[ ]
(p.15) "
MEDITER L'HISTOIRE : La révérence envers la loi de 9 décembre 1905
ne doit pas empêcher la recherche de solutions à une situation
sur la description de laquelle s’accordent plusieurs rapports officiels
(tel que le rapport Marchand sur " L’intégration des immigrés
" ou celui du Haut conseil à l’intégration, " L’islam
dans la République "). Notre droit des cultes a déjà fait
montre de flexibilité à plusieurs reprises. Ces instruments se sont
bien souvent développés en dehors de la loi de 1905. "
(p.16) "
- La question immobilière. Elle est au coeur des préoccupations
des responsables religieux, particulièrement musulmans et évangéliques.
À côté des édifices des anciens cultes reconnus, on dénombrait
en France, en 2005, 1685 mosquées et salles de prières d’une
part, environ 1850 salles (ou temples) des églises évangéliques
d’autre part. L’islam, en phase de rattrapage intense, rencontre
toujours des difficultés pour financer ses lieux de culte, notamment
en termes de trésorerie. "
[ ]
" Il
s’ouvre [ ] un lieu de culte musulman
tous les 10 jours. "
[ ]
(p.20) "
L’islam connaît une remarquable phase de rattrapage. Des
projets ambitieux ont vu le jour, à commencer par la grande mosquée
de Marseille: un bail emphytéotique de 99 ans conclu avec la mairie
cédant 8 600 m² d’anciens terrains municipaux va permettre l’édification
d’une grande mosquée dans les quartiers nord de la ville, pouvant
accueillir jusqu’à 5 000 fidèles. Ces projets à forte visibilité,
pour lesquels des fonds ont pu être collectés sans trop de difficultés,
que ce soit dans la communauté des fidèles ou chez des mécènes étrangers,
ne sauraient masquer le déficit structurel que connaît l’islam en
matière d’équipements cultuels. Alors pourtant que la construction
de grandes mosquées peut être facilitée par l’intégration au projet
d’un centre culturel susceptible de bénéficier indirectement d’importantes
subventions publiques, elles demeurent encore trop rares aujourd’hui.
Quant aux lieux de culte de proximité, dont beaucoup gagneraient
à être réhabilités, leur financement s’avère encore plus problématique
en dépit de la mobilisation souvent remarquable des fidèles. "
[ ]
(p.24,haut de
page) " La loi du 19 août 1920 portant octroi d’une subvention
à la Société
des Habous et des lieux saints de l’islam pour la création de
l’Institut musulman de Paris et la loi du 23 juillet 1987 sur le
mécénat qui permet la déductibilité des dons faits à des organismes
religieux constituent autant d’exemples de textes de niveau législatif
contredisant la règle de l’article 2 de la loi de 1905. "
[ ]
(p.) "
De nombreuses associations / fondations d’inspiration religieuse,
telles que, par exemple, le Secours catholique ou plus récemment
la Fondation pour l’Islam de France, sont reconnues d’utilité publique.
Il leur appartient seulement de veiller, le cas échéant, à ne
pas utiliser les subventions publiques qui leur sont accordées pour
la part de leurs activités dont les dispositions de la loi de 1905
prohibent qu’elles soient subventionnées sur des fonds publics.
"
[ ]
(p.59) "
L’islam et le judaïsme attachent toutefois beaucoup de prix au regroupement
communautaire des défunts, contrairement aux religions chrétiennes
qui se sont finalement accommodées sans trop de difficultés de la
laïcisation des cimetières opérée par les lois du 14 novembre
1881 et du5 avril 1884 et confirmée par l’article 28 de la loi du
9 décembre 1905. "
[ ]
(p.66) "
D’une manière générale, la commission encourage l’État à sensibiliser
les maires à la prise en compte des particularismes religieux
lors des opérations funéraires, chaque fois que cela est possible,
notamment au regard de nos normes sanitaires. Ceci pourrait conduire
à aménager des salles permettant d’effectuer la toilette mortuaire
du musulman conformément aux principes de l’islam ou à davantage
prendre en compte, par exemple, les demandes émanant des orthodoxes
en matière d’exposition des corps."
La commission de réflexion juridique
présidé par le professeur Machalon a rendu ses conclusions
en juin 2006.
Nul
doute sur les intentions
de Nicolas Sarkozy !
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