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Vendredi 21 novembre 2008
 
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Les vrais chiffres de l'insécurité

Argumentaire du Front National

Tandis que les chiffres publiés par les pouvoirs publics font apparaître une diminution des crimes et délits constatés depuis 2003, les études moins connues d'autres institutions publiques montrent que les statistiques officielles sous-évaluent considérablement la réalité de l'insécurité, dissimulent la nature de la délinquance et masquent l'inefficacité des services de police. Enquête sur un monde de mensonges et éhontés et de débats interdits, pour enfin porter à la connaissance du grand public les chiffres qui font mal.

Les mensonges éhontés

1) On nous dit : " Selon le ministre de l'Intérieur, la délinquance a baissé de 7 % depuis 2003. "
Les chiffres donnés par le Gouvernement sont pour le moins sujets à caution, car différentes institutions ne sont pas d'accord entre elles ! Par exemple, sur les deux années 2002 et 2003, les statistiques officielles dénombrent 1,7 million de vols contre les particuliers, tandis que l'enquête de victimisation INSEE-OND arrive à 3 millions. En effet, un vol sur deux, deux agressions physiques sur trois, neuf agressions sexuelles sur dix ne sont pas signalées aux services de police. En outre, d'évidents trucages statistiques permettent de diminuer les chiffres les plus médiatisés : ne sont pas comptabilisées dans le comptage global les plaintes enregistrées en main courante, les contraventions (injures, menaces, violences légères) ainsi que les infractions routières, douanières et fiscales.

2) On nous dit : " La délinquance est de plus en plus financière. "
Depuis quelques années on observe, il est vrai, une recrudescence des escroqueries électroniques et des fraudes à la Carte Bleue. Mais sauf à cacher sciemment la vérité au citoyen, l'arbre ne doit pas masquer la forêt ; la délinquance est surtout de plus en plus violente. De 1996 à 2004, les atteintes à la sécurité physique sont passées de 228 000 à 391 000 (+72%). Le trait majeur de la délinquance contemporaine est donc incontestablement qu'elle s'accompagne de violences plus fortes contre les personnes.

3) On nous dit : " Que voulez-vous, il y a toujours eu des délinquants. "
Mais quantitativement, la délinquance n'a cessé d'augmenter depuis 40 ans. De 600 000 en 1964, le nombre annuel des crimes et délits officiels a atteint 3,8 millions en 2004(+533%) (1). Un autre chiffre prouve incontestablement la montée de la criminalité dans la France contemporaine : il y avait 37 000 détenus dans les prisons françaises en 1980, tandis qu'ils étaient plus de 63 000 en juin 2004. On ne peut donc considérer que la délinquance est une constante voire une fatalité, puisque sa progression est absolument alarmante.

Les débats interdits

4) On nous dit : " Il n'y a pas de lien entre délinquance et immigration étrangère. "
S'il est faux de dire que les populations d'origines immigrées sont largement délinquantes, certains chiffres, d'ailleurs officiels, montrent clairement que la délinquance est largement d'origine immigrée : en 1994 déjà, le rapport parlementaire Dell'Agnola révélait que 60% des personnes interpellées par les différents services de sécurité publique étaient étrangères. En 2004, les synthèses de la police nationale révèlent que 60 à 70 % des délinquants sont issus de l'immigration (2).

5) On nous dit : " Il faut cesser d'associer les jeunes à l'insécurité. " Décidément le politiquement correct exerce également en ce domaine une implacable tyrannie, selon laquelle il faudrait s'interdire de réfléchir et d'énoncer la véritable nature de l'insécurité. Mais les statistiques officielles du ministère de l'Intérieur, même truquées, montrent clairement qu'entre 1992 et 2004 les crimes et délits commis par des mineurs ont augmenté de 90 %, le nombre des mis en cause passant de 100 000 à 190 000. En 2004, la délinquance des mineurs représente 20 % de la totalité des infractions constatées (un mis en cause sur trois pour vol de voiture, cambriolage ou vol simple a moins de 18 ans) et plus de 50% des incidents de " violences urbaines ".


(1) Alors que la population n'a augmenté sur la période 1964-2004 que de 32% (de 48,3 millions à 63,8 millions de personnes).

(2) Journal Le Point du 24-06-2004 (n°1658), page 28.


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