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Les
vrais chiffres de l'insécurité
Argumentaire du Front National
Tandis que
les chiffres publiés par les pouvoirs publics font apparaître une
diminution des crimes et délits constatés depuis 2003, les études
moins connues d'autres institutions publiques montrent que les statistiques
officielles sous-évaluent considérablement la réalité de l'insécurité,
dissimulent la nature de la délinquance et masquent l'inefficacité
des services de police. Enquête sur un monde de mensonges et éhontés
et de débats interdits, pour enfin porter à la connaissance du grand
public les chiffres qui font mal.
Les
mensonges éhontés
1) On nous
dit : " Selon le ministre de l'Intérieur, la délinquance a baissé
de 7 % depuis 2003. "
Les chiffres donnés par le Gouvernement sont pour le moins sujets
à caution, car différentes institutions ne sont pas d'accord entre
elles ! Par exemple, sur les deux années 2002 et 2003, les statistiques
officielles dénombrent 1,7 million de vols contre les particuliers,
tandis que l'enquête de victimisation INSEE-OND arrive à 3 millions.
En effet, un vol sur deux, deux agressions physiques sur trois,
neuf agressions sexuelles sur dix ne sont pas signalées aux services
de police. En outre, d'évidents trucages statistiques permettent
de diminuer les chiffres les plus médiatisés : ne sont pas comptabilisées
dans le comptage global les plaintes enregistrées en main courante,
les contraventions (injures, menaces, violences légères) ainsi que
les infractions routières, douanières et fiscales.
2) On nous
dit : " La délinquance est de plus en plus financière. "
Depuis quelques années on observe, il est vrai, une recrudescence
des escroqueries électroniques et des fraudes à la Carte Bleue.
Mais sauf à cacher sciemment la vérité au citoyen, l'arbre ne doit
pas masquer la forêt ; la délinquance est surtout de plus en
plus violente. De 1996 à 2004, les atteintes à la sécurité physique
sont passées de 228 000 à 391 000 (+72%). Le trait majeur de la
délinquance contemporaine est donc incontestablement qu'elle s'accompagne
de violences plus fortes contre les personnes.
3) On nous
dit : " Que voulez-vous, il y a toujours eu des délinquants.
"
Mais quantitativement, la délinquance n'a cessé d'augmenter depuis
40 ans. De 600 000 en 1964, le nombre annuel des crimes et délits
officiels a atteint 3,8 millions en 2004(+533%) (1).
Un autre chiffre prouve incontestablement la montée de la criminalité
dans la France contemporaine : il y avait 37 000 détenus dans les
prisons françaises en 1980, tandis qu'ils étaient plus de 63 000
en juin 2004. On ne peut donc considérer que la délinquance est
une constante voire une fatalité, puisque sa progression est absolument
alarmante.
Les
débats interdits
4) On nous
dit : " Il n'y a pas de lien entre délinquance et immigration
étrangère. "
S'il est faux de dire que les populations d'origines immigrées sont
largement délinquantes, certains chiffres, d'ailleurs officiels,
montrent clairement que la délinquance est largement d'origine immigrée
: en 1994 déjà, le rapport parlementaire Dell'Agnola révélait que
60% des personnes interpellées par les différents services de sécurité
publique étaient étrangères. En 2004, les synthèses de la police
nationale révèlent que 60 à 70 % des délinquants sont issus de l'immigration
(2).
5) On nous
dit : " Il faut cesser d'associer les jeunes à l'insécurité.
" Décidément le politiquement correct exerce également en
ce domaine une implacable tyrannie, selon laquelle il faudrait s'interdire
de réfléchir et d'énoncer la véritable nature de l'insécurité. Mais
les statistiques officielles du ministère de l'Intérieur, même truquées,
montrent clairement qu'entre 1992 et 2004 les crimes et délits
commis par des mineurs ont augmenté de 90 %, le nombre des mis
en cause passant de 100 000 à 190 000. En 2004, la délinquance des
mineurs représente 20 % de la totalité des infractions constatées
(un mis en cause sur trois pour vol de voiture, cambriolage ou vol
simple a moins de 18 ans) et plus de 50% des incidents de " violences
urbaines ".
(1)
Alors que la population n'a augmenté sur la période 1964-2004 que
de 32% (de 48,3 millions à 63,8 millions de personnes).
(2)
Journal Le Point du 24-06-2004 (n°1658), page 28.
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